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MARCHE DE L’IMMOBILIER 2013

19/07/2013

Transactions bloquées, prix des biens immobiliers quasi-figés, resserrement des conditions d’obtentions de crédit : malgré une année 2012 difficile pour le marché immobilier et les futurs acquéreurs, les français restent nombreux à préférer la pierre à tout autre type de placement. Mais ce rêve reste-t-il accessible ? Etat des lieux et perspectives du marché immobilier en 2013 : voici ce à quoi vous devez vous attendre !

 


Etat des lieux et perspectives du marché immobilier en 2013

Baisse des transactions, stabilisation des prix de l’immobilier, taux d’intérêts au plus bas : l’année 2012 s’est révélée particulièrement rude pour les acteurs de l’immobilier et les futurs acquéreurs. Quelles perspectives pour 2013 ?

Des ventes en berne et des prix du marché bloqués

Le bilan 2012 de la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) est sans appel : en France, le nombre de transactions immobilières est passé de 805 000 en 2011 à 655 000 en 2012. Une baisse de 18,6 % que Jean-François Buet, président de la FNAIM, considère comme une « véritable crise de confiance » dans la valeur immobilière. Face à ce grand ralentissement du marché, les prix des biens immobiliers quant à eux, ne chutent pas. Au dernier trimestre 2012, la FNAIM relevait au contraire une augmentation de 0,8 % sur l’année. Une moyenne à envisager selon les régions et les types de biens immobiliers proposés (dans le courant de l’année 2012, les prix des biens ont par exemple chuté de 1,5 % en Province mais ont augmenté de 1,5 % à Paris).

Des taux d’intérêts historiquement bas

Face à cet attentisme, les taux d’intérêts des crédits immobiliers proposés par les banques françaises aux particuliers ont cependant subi une chute ininterrompue tout au long de l’année 2012. En décembre, un seuil historique, inégalé depuis près de 70 ans, a même été atteint. Une baisse qui se poursuit depuis le début de l’année 2013 : le baromètre Empruntis de février 2013 révèle à ce titre qu’emprunter sur 15 ans n’aura jamais été aussi intéressant en ce début d’année.

Des perspectives encourageantes pour 2013…

Mise en place de la loi Duflot, réforme du prêt à taux zéro et entrée en vigueur de la réglementation thermique 2012 (RT 2012): de nouveaux dispositifs mis en place par le gouvernement entendent bien soutenir ce marché en crise en ce début de l’année 2013. La priorité ? L’accession à la propriété de logements neufs, respectueux de l’environnement, en particulier pour les ménages les plus modestes. Toutefois, selon la FNAIM, les perspectives du marché immobilier pour l’année 2013 vont « largement dépendre de l’évolution d’intérêt, aujourd’hui historiquement bas ». En effet, la Fédération explique qu’une légère hausse des taux d’intérêts de crédits immobilier pourrait déclencher la prise de décision chez les particuliers : ceux-ci pourraient concrétiser leur projet d’achat de peur de voir les taux d’intérêts à nouveau augmenter.

 


Loi Duflot, PTZ+ et crédits d’impôts : les nouveautés 2013

La loi de Finances, entrée en vigueur le 1er janvier, a instauré deux réformes particulièrement attendues. Le PTZ+ est désormais recentré sur les foyers aux revenus modestes et intermédiaires, et un nouveau dispositif d’investissement locatif remplace désormais la loi Scellier. Décryptage.

Fini la loi Scellier, place à la loi Duflot !

Depuis le 1er janvier 2013, la loi Scellier, mise en place en 2009, est remplacée par le dispositif d’investissement locatif Duflot. Les futurs acquéreurs de logements neufs dédiés à la location, peuvent ainsi bénéficier d’une réduction d’impôt comprise entre 17 et 20 % de l'investissement réalisé (contre 13 à 21 % avec le dispositif Scellier) pouvant s’étaler sur une période de 9 à 12 ans. Cette aide est cependant soumise à plusieurs conditions :
•    le logement acheté ne doit pas excéder 300 000 euros et doit se situer dans des zones où le logement manque,
•    le bien acquis doit être loué, non meublé, en tant que résidence principale pendant au moins neuf ans,
•    chaque investisseur ne peut acheter qu'un seul logement par an,
•    le logement acquis doit être labellisé bâtiment basse consommation BBC 2005 ou respecter la RT 2012,
•    les loyers mensuels hors charge proposés par les acquéreurs sont plafonnés à 16,52 €/m2 pour les logements situés en zone A bis (Paris, région parisienne), 12,27 €/m2 pour ceux situés en zone A (région parisienne, Côte d'Azur, Vaudois), 9,88 €/m2 s'ils sont en zone B1 (grandes agglomérations), 8,59 €/m2 en zone B2 (agglomérations moyennes en pénurie de logements).


Le Prêt à Taux Zéro+ « 2013 »

Autre réforme attendue par les contribuables : la réforme du PTZ+, entrée en vigueur avec la nouvelle loi de Finances. Objectif du dispositif remanié : soutenir l’accession à la propriété des foyers les plus modestes ou intermédiaires et renforcer l’acquisition de logements neufs conformes aux normes environnementales en vigueur. Désormais :

•    le nouveau PTZ+ est attribué aux futurs propriétaires d’un logement neuf ; l’achat d’un logement ancien est totalement exclu du dispositif,
•    le logement en cours d’acquisition doit répondre aux exigences de la RT 2012 ou justifier de l’obtention du label « bâtiment basse consommation 2005 », (BBC 2005) pour les logements dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 2012,
•    le PTZ+ se recentre sur les ménages aux revenus modestes et intermédiaires ; les plafonds de ressources des bénéficiaires sont en effet ajustés,
•    les foyers aux revenus les plus modestes peuvent désormais bénéficier d’un différé de remboursement sur le montant total du prêt.

 

Fin du crédit d’impôt pour les logements neufs !

L’entrée en vigueur de la RT 2012 [> lien vers le dossier RT 2012], le 1er janvier 2013, a signé la suppression du crédit d'impôt attribué aux logements achevés depuis moins de deux ans, qui ne répondent plus aux normes énergétiques en vigueur. Le crédit d’impôt est cependant reconduit pour tous les logements bâtis avant le 1er janvier 2011, jusqu’au 1er janvier 2015.